Le magazine

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Chasse de la palombe

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« Gorda ! » (cachez-vous, en basque) : le cri familier retentit en ce samedi 6 novembre, aux filets du col de Naphal. Le brouillard enveloppe encore la vallée, mais le soleil brille à cette altitude de 500 mètres. Dominique Lahirigoyen, xatar (prononcer chatar), situé sur le versant opposé aux filets, donne ses ordres aux rabatteurs perchés sur l'autre versant. En même temps, il agite son drap blanc fixé au bout d'un bâton pour coller les vols au plus près d'un couloir.

Les chasseurs à la palombe sont à l'affût. Rencontre avec l'équipe de Dominique Lahirigoyen qui oeuvrait samedi 6 novembre au col de Naphal

Journal le Sud Ouest
Les rabatteurs lancent leurs palettes pour faire descendre progressivement l'oiseau bleu vers les filets. Mais plusieurs tentatives s'avèrent vaines. Les vols se relèvent ou font carrément demi-tour. « Au moins, aujourd'hui, on en voit », s'amuse Dominique Lahirigoyen. Car hormis un bon jour de chasse un dimanche d'octobre, les résultats sont maigres. « Déjà un mois qu'on chasse et on est à moins de 500 palombes », déplore le chasseur en poste à Naphal depuis 1998. Du jamais-vu.

« On en prendra encore, tempère le chef de chasse Patrick Loustau. On va chasser jusqu'au 15 novembre, j'espère arriver à 999 prises. » Pourquoi pas 1 000 ou davantage ? « Parce qu'à partir de 1 000, on doit reverser 20 % des recettes à la commune d'Ordiarp ! », plaisante-t-il


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